13 – Dans le ventre de la grotte à Nyanang.
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– Dans le ventre de la grotte à Nyanang.
Les données et
influences familiales au-dehors se jouent ;
Du dedans surgit la
conscience primordiale ;
Un corps purifié dans
l’entre-temps s’obtient.
Il
nous suffirait simplement de ne pas renaître dans les modes inférieurs.
Les naissances et les
morts du dehors jaillissent ;
De dedans surgissent
la foi et l’aversion ;
On réfléchir dans
l’entre-temps à la noble Doctrine.
Il
nous suffirait simplement de ne pas accepter une parentèle hostile.
Le Lama, le Père,
crée au-dehors les conditions ;
On suscite dans
l’entre-temps compréhension et conviction.
Il
nous suffirait simplement de ne pas porter de soupçons sur la Loi.
Les êtres des six
mondes au-dehors se tiennent ;
Du dedans surgit
l’amour sans partialité ;
On fait dans
l’entre-temps l’expérience de la méditation.
Il nous suffirait
simplement de ne pas tendre à la compassion égoïste.
Les trois royaumes
d’eux-mêmes se libèrent ;
Du dedans surgit
spontanément la sagesse ;
On possède dans
l’entre-temps l’assurance de la réalisation.
Il
nous suffirait simplement d’être intrépide dans le dessein.
Les plaisirs sensuels
au-dehors se manifestent ;
Du dedans surgit la
vérité du détachement ;
On pratique dans
l’entre-temps l’identité des saveurs.
Il nous suffirait
simplement de ne pas reconnaître de dualité dans la joie et dans la peine.
Les choses accomplies
au-dehors périssent ;
Du dedans monte
l’effacement des espoirs et des craintes ;
On se sépare dans
l’entre-temps de la maladie de l’effort.
Il
nous suffirait simplement de ne pas distinguer entre vice et vertu.
Teunpa Shakyaguna
dit :
- « S’il n’y avait ni transmigration ni
manifestations, il ne serait pas nécessaire de pratiquer.
S’il n’y avait pas
d’esprit, on ne deviendrait jamais un érudit.
S’il n’y avait pas de
Lama, on ne saurait comment pratiquer.
Je vous prie de
définir chacun de ces points et de donner une explication sur la nature de
l’esprit. »
La caractéristique
des manifestations n’existe pas ;
La création est une
prise de possession matérielle.
Le samsâra se définit
comme coupé de racine ;
Lui trouver une base
c’est de l’imagination.
La définition de
l’esprit étant l’unité ;
Incliner vers ceci ou
cela c’est de l’égoïsme.
Le signe du Lama est
l’appartenance à la Lignée ;
L’inventer en
soi-même est stupide folie.
L’esprit en son
essence ressemble à l’espace, il s’obscurcit des nuages de la fiction.
Les Instructions d’un
Guru qualifié agissent ainsi que le vent froid du Nord.
Le flot des pensées
et la luminosité, tels lune et soleil se lèvent dans l’expérience, pour
éclairer sans distinction les trois Temps dans les dix directions.
La réalité matérielle
n’est plus identifiée,
L’indescriptible, la
compréhension décisive s’allume ainsi que les étoiles.
Tout ce qui apparaît
à ce moment grandit la félicité et se révèle authentiquement Corps de Vérité,
libéré de toute création.
Les sens et leurs
objets existent dans la vacuité.
Ce bonheur éternel,
spontané et facile, stabilise pour toujours la sagesse sans ego dans un état
transcendant le tempérament.
Extraordinaires
sont les Trois Corps indissociables !
- « Enseignant, dit Milarépa.
Ne
vous attachez pas au bonheur et à la renommée en cette existence !
N’imitez
pas les discours conventionnels et accordez vie et pratique !
Avec tous les adeptes
de la Doctrine, voici ce que vous devez expérimenter.
Gardez
en mémoire le sens de ces paroles ! »
O êtres vivants fortunés et bénis !
Cette vie n’a-t-elle
pas une part de déception ?
Les plaisirs
n’ont-ils pas une part d’illusion ?
Le samsâra ne
prend-il pas l’aspect de la paix ?
Le bien-être n’a-t-il
pas l’allure d’une rêverie ?
L’éloge et le blâme
n’ont-ils pas l’allure de écho ?
Les apparences
n’ont-elles pas l’allure de l’esprit lui-même ?
Notre esprit n’a-t-il
pas les traits d’un Eveillé ?
Le Bouddha n’a-t-il
pas l’aspect du Corps de Vérité ?
Ce Divin Corps
n’a-t-il pas la forme de la réalité ultime ?
Tout
ce qui apparaît se collecte en l’esprit.
Ceci
réalisé, regardons en lui jour et nuit !
Vous
avez examiné l’esprit et il n’y a rien à voir.
Restez
dans l’état où il n’y a rien à voir.
Soi-même dans le
Mahâmudrâ, on ne pense plus à surpasser ses aptitudes.
Dans le champ où l’on
se s’accroche pas à la compréhension, on ne distingue plus entre la méditation
et la pause.
Les
étapes de la contemplation n’existent plus.
Tout
ce qui se manifeste porte en essence la vacuité.
On ne connaît plus l’attirance
ou la répulsion, on goûte la saveur de ce qui n’a pas été créé.
Avec la réalisation
d’une telle méditation, la pratique du karma mudrâ, le yoga d’énergie
créatrice, du souffle dans les artères, la récitation des incantations, la
visualisation des déités, les quatre pratiques incommensurables, sont juste un
moyen d’entrer dans le grand Véhicule.
Et comme on les
médite volontairement, on ne parvient pas à éradiquer la passion.
Les
apparences sont notre esprit en sa nature.
Sachons
que cet esprit est la vacuité !
Si l’on ne s’est pas
coupé des expériences et des réalisations, de la discipline, des offrandes, des
vertus, le Tout, en son intégralité, s’achève.
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