8 – L’offrande des pigeons.
8
– L’offrande des pigeons.
Seigneur
Guru aux étonnantes Emanations,
Accordez-moi
un peu de votre compassion !
Le bonheur de
l’existence mondaine, bien qu’il semble si doux, rapidement se déchire.
Le statut des femmes
de haute et noble condition, bien qu’il semble si élevé, n’a aucune stabilité.
Dans l’affliction du
tourbillon des vies, un époux semble bien attrayant, mais accroît la
souffrance.
Le rejeton d’une
bonne ascendance, quelle misère s’il n’exerce aucune emprise sur lui-même.
Le disciple d’un sage
Lama, s’il agit mal, roulera au bas du samsâra.
Les déesses qui
s’incarnent en pigeons de mandent le Dharma mais le croient difficilement.
Quoi qu’il en soit si
vous pratiquez la Doctrine, les avantages terrestres, les sentiments de pertes,
les mauvaises influences survenues en cette vie, à coup sûr reconnaissez-les
comme amis de l’Eveil !
Ma
gratitude envers les méchantes circonstances est grande.
Vous
aussi, agissez en sachant qu’il en est ainsi !
Je
me prosterne aux pieds de Marpa du Lhobrag.
Lama
mon père, accordez-moi votre grâce et de divins pouvoirs.
Cette position royale
des blancs dévas, vous l’avez atteinte mais elle est irréelle.
L’amour des jeunes
enfants divins semble joyeux mais très vite se décompose.
L’imposture des
mirages de l’esprit accroît la jouissance mais cause la chute.
La souffrance du
cycle des six existences, si l’on y réfléchit, lève une terrible indignation.
Si donc vous décidiez
de pratiquer le Noble Dharma, implorez les Trois Précieux Protecteurs du
Refuge !
Songez aux êtres des
six mondes comme s’ils étaient vos pères et mères !
Offrez
au Guru, distribuez aux indigents !
Dédiez
vos mérites à tous les vivants !
Pensez
toujours qu’inconnu est le temps de la mort !
Votre corps mêlé à
celui de la divinité tutélaire, exprimez-vous par le mantra profond !
Méditez
la vacuité et la sagesse innée !
En
témoin, sans cesse pénétrez votre propre esprit !
Je
me prosterne aux pieds de Marpa le Bienfaiteur.
Qu’il
m’accorde la faveur de bons antidotes !
Vous qui possédez la
foi, exercez-vous continuellement à la pratique, méditez l’apaisement absolu de
l’esprit, et la miséricorde, tel un ornement, grandira.
Créez aussitôt les
remèdes à votre expression, et la quiétude du corps et des mots, en ornement
grandira.
Observez constamment
votre état intérieur, et la réduction de l’activisme, un ornement deviendra.
Frappés par de
mauvais effets, guettez !
De
peur que la colère ne monte.
Sur le point
d’atteindre aux richesses convoites, soyez vigilants !
De
peur que la passion n’apparaisse.
Touchés par les
tranchants de mots déplaisants, prenez-garde !
De
peur d’une erreur d’audition.
Dans l’alliance avec
vos amis, méfiez-vous !
De
peur des jalousies naissantes.
Tandis que vous
recevez des hommages, observez !
De
peur que l’orgueil ne surgisse.
En toute occasion, à
tout moment, matez le sorcier de votre vil héritage !
Quelle que soit votre
position, méditez tout ce qui paraît, comme illusoire et vide.
Même
cent érudits ne diraient pas plus que cela.
Pratiquez
et méditez avec joie !
Comments
Post a Comment